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 Riches bourgeois, grands patrons et autres vrais privilégiés

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Orwelle



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MessageSujet: Riches bourgeois, grands patrons et autres vrais privilégiés   Ven 6 Avr - 7:11



Un (faux) rentier du rail peut cacher un (vrai) rentier de la finance

Carlos Tavares est un homme comblé. Le patron de PSA va encaisser une prime exceptionnelle de 1 million d'euros en guise de remerciement pour le rachat de la firme allemande Opel-Vauxhall, acquise au cours de l'été 2017. On est content pour lui, même si nul ne s'est jamais inquiété pour son sort. En tant que PDG du groupe automobile, Carlos Tavares touche déjà 6,7 millions d'euros par an, soit 558.000 € par mois. Pour rappel, cela correspond grosso modo à 200 fois le salaire brut moyen d'un cheminot. Pour autant, certains ne diront jamais de Carlos Tavares qu'il est un privilégié. Le conducteur de TGV, oui. Le patron de PSA, non.

Ainsi va la vie médiatique, qui consiste à redessiner la carte des privilèges afin de faire porter à certains le chapeau de la culpabilisation qui revient à d'autres.

Dès lors qu'il s'agit d'un salarié, le procureur entre en scène. On le compare d'office à ceux qui ont moins, en vertu de la logique selon laquelle il faut s'aligner sur le pire, non sur le meilleur.

Jack Dion, auteur du livre Le mépris du peuple
05/04/2018
https://www.marianne.net/debattons/editos/un-faux-rentier-du-rail-peut-cacher-un-vrai-rentier-de-la-finance
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Riches bourgeois, grands patrons et autres vrais privilégiés   Sam 7 Avr - 3:31



Qui sont les privilégiés ?

L'ouvrier de Ford couvert par une convention collective, le cheminot à 1500 euros par mois (à peine le SMIC en début de carrière), le prof débutant à 1300 euros, l'infirmière de l'hôpital, les personnels des Ehpad, les surveillants de prison, les salariés de Carrefour, les éboueurs, les retraités à 1000 euros de pension ou moins...

Depuis des semaines, les médias officiels déversent leurs tombereaux d’ordures, d'insultes et de désinformation pour tenter de juguler la colère populaire qui monte dans le pays.

Croyant pouvoir utiliser la vieille révolte française contre les privilèges, ils cherchent à diviser la masse des salariés, travailleurs, retraités, étudiants en opposant les diverses catégories entre elles : chômeurs/actifs, retraités/actifs, public/privé, salariés/travailleurs ubérisés....

Après les salariés du privé bénéficiant d'un code du travail trop protecteur, après les retraités qui peuvent bien faire un geste en acceptant sans broncher la hausse de la CSG, après les « chômeurs-fraudeurs », c'est au tour des fonctionnaires et des cheminots d'être une fois de plus ciblés et il n'est pas une émission sans un expert grassement payé pour expliquer horrifié l'énormité des privilèges des cheminots et appeler à soutenir les contre-réformes Macron au nom de la justice sociale !

Vous pensez donc ? Un salaire bien inférieur à 2000 euros, quel privilège ! Une retraite à 56 ans pour des conducteurs de train dont l'attention doit être soutenue et qui dorment plus souvent qu'à leur tour loin de chez eux, quel privilège !

Le problème est que ces arguments martelés jusqu'à l’écœurement et la désinformation proprement totalitaire sont en train de se retourner contre leurs auteurs et contre le pouvoir. Exactement comme lors de la campagne du référendum contre la constitution européenne en 2005.

Car la France du monde du travail sait bien que les cheminots comme les fonctionnaires font du mieux qu'ils peuvent, qu'ils déploient une énergie colossale à faire fonctionner leurs services dans des conditions dégradées, qu'ils ont, à niveau de qualification égal, des salaires inférieurs à ceux du privé mais qu'ils ont choisi leur profession pour servir l'intérêt collectif. Elle sait que les privilégiés ne sont pas là.

Les vrais privilégiés, ce sont ceux qui commanditent les contre-réformes Macron et au-delà toutes les directives européennes dont les projets actuels ne sont que le copié-collé.

Les vrais privilégiés, ce sont les « journalistes » et autres « experts » payés une fortune pour vomir sur les ondes leur haine de classe. Les vrais privilégiés, ce sont tous ceux qui gagnent, grâce à l'exploitation du travail, plusieurs salaires de cheminots par heure ; ce sont tous ces « premiers de cordée » à qui Macron s'est empressé d'accorder la suppression de l'impôt sur la fortune. Les vrais privilégiés, ce sont les amis de ce président banquier, les Rothschild, les Arnault, les Bolloré, les Niel, les gros actionnaires, les grandes entreprises du CAC 40 qui mènent ouvertement leur guerre contre le monde du travail et les acquis qu'il a su conquérir par ses luttes.

Alors oui, le peuple de France depuis plus de deux siècles est saisi par la « passion égalitaire » et la haine des privilèges.

C'est ce qui explique le retournement sous nos yeux et le soutien de plus en plus massif de « l'opinion » en faveur des cheminots et des mouvements de grève. C'est ce qui explique que plus de la moitié des Français juge nécessaire un nouveau mouvement social comme en 1968.

Alors oui, face aux vrais privilégiés qui cassent le pays et ses acquis populaires, refusons les fausses divisions. Étudiants, chômeurs, retraités, salariés du privé, fonctionnaires, cheminots, infirmières, travailleurs de la propreté, ouvriers délocalisés… nous sommes tous des travailleurs attaqués par le pouvoir des privilégiés.

Et ce n'est que tous ensemble que nous allons pouvoir gagner en ce printemps 2018 contre les contre-réformes Macron et rouvrir enfin une perspective de progrès social et de changement de société appuyée sur le refus des privilèges par le peuple travailleur de France.

Front Syndical de Classe
5 avril 2018
http://www.frontsyndical-classe.org/2018/04/qui-sont-les-privilegies.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Riches bourgeois, grands patrons et autres vrais privilégiés   Mer 11 Avr - 9:34


Bernard Arnault, Frank Gehry et Tartuffe, le 20 octobre 2014

L'abus de mécénat, un nouveau délit ?

« Les mirages de l’Art contemporain » seront en librairie le 24 mai avec cinquante pages supplémentaires sur l’Art financier. Voici un avant-goût des délices de la financiarisation de l’art avec les dérives du mécénat mis en lumière par le magazine « Pièces à conviction » de France 3 (1)

Après un François Hollande lyrique qualifiant la fondation Vuitton de « morceau d’humanité », les journalistes sont revenus sur les conditions de réalisation de cette œuvre de l’architecte Frank Ghery dans le Bois de Boulogne. Le projet ne respectait pas la charte des Bois, le Plan Local d’Urbanisme n’y autorisant pas de construction de plus d’un niveau, ce qui est un peu bas de plafond pour réaliser le « grand geste architectural » rêvé par Bernard Arnault.
Que croyez-vous qu’il arriva, que le mécène et son architecte ont revu leur copie pour respecter la Loi ? Non, en 2011, la Loi changea exprès et par le biais d’une pratique scandaleuse, le « cavalier législatif », qui consiste à introduire des dispositions qui n'ont rien à voir avec le sujet traité par un projet de loi (le livre numérique en l’occurrence). Ainsi, les opposants ne sont pas au courant et, « ni vu ni connu, j’t’embrouille ». C’est Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, autre grand lyrique, qui va déposer cet amendement sur mesure, fort cavalier pour une démocratie. M. Arnault eut ainsi  les coudées franches et le projet, arrêté en justice par les riverains, repartit. Oui mais c’est un généreux mécène, il serait inconvenant de lui reprocher de nous léguer ce « morceau d’humanité » !

Sauf que ce morceau est défiscalisé, depuis la Loi Aillagon de 2003, à hauteur de 60 % et qu’il est difficile d’obtenir des chiffres, tant la culture de l’opacité est répandue… dans la Culture, ou ce qui en tient lieu. Ainsi les chiffres des embauches de LVMH semblent, d’après l’enquête, bien surévalués. Combien a couté la fondation Vuitton ? Officiellement, 100 millions… le prix du rêve. Oui mais les journalistes ont découvert (après ceux de Marianne) qu’entre le montant officiel et la réalité il y a un léger décalage : coût total, 800 millions dont 480 défiscalisés, c’est-à-dire payés par le contribuable qui fait un joli cadeau au mécène. Il n’y a pas que Koons qui aime nous faire des cadeaux payants, c’est une constante en matière de mécénat qui fonctionne comme une vente forcée, imposée aux contribuables.

Là, commence le plus gratifiant du reportage : le député qui a poussé le « cavalier » n’est pas au courant des conséquences financières : « Si j’avais su, je ne l’aurais pas fait » dit-il. La suite du reportage ne montre pas ce qu’autrefois on appelait « des idiots utiles », non, mais de braves gens « qui n’ont pas les chiffres en tête » comme M. Renaud Donnedieu de Vabres, pourtant un des 5 administrateurs de la Fondation Vuitton : incompétence ? Cynisme ? Et M. Aillagon, à l’origine d’une Loi sur le mécénat qui dérape (le coÜt de la dépense fiscale explose depuis 2004, multipliée par 7,7 ) : pas au courant non plus ! Seule Aurélie Filippetti parle sans langue de bois, mais elle n’est plus ministre, cela aide : elle ose dire que la générosité de ces mécènes est piochée dans la poche d’autrui.
À quand un plafond de la défiscalisation pour  cause de mécénat ? Lors du débat final, une intervenante  souligna  que le montant de l’évasion fiscale est équivalent à celui de notre déficit. (Mais c’est le contribuable qui est sans cesse culpabilisé d’être dépensier, resquilleur etc !). Faudra-t-il créer un délit d’abus de mécénat ?

Pour notre part, nous proposerions plutôt de créer un anti prix pour les mécènes abusifs : le prix Bobi. Non pour l’assonance avec bobard mais en référence à ce personnage du roman « Que ma joie demeure ». Bobi est un chic type, généreux. « Oui, commentait l’auteur, Jean Giono,  il est généreux mais du bien des autres ». Attitude fort répandue chez nos grandes consciences…

Christine Sourgins
10 avril 2018
https://www.sourgins.fr/labus-de-mecenat-un-nouveau-delit/
http://www.lepoint.fr/privileges/culture/decouvrez-la-fondation-louis-vuitton-20-10-2014-1874068_2580.php


Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, qui dissèque les pratiques des plus fortunés, l’installation de la fondation Louis-Vuitton dans le bois de Boulogne a été possible grâce à une mobilisation politique exceptionnelle.
Yves Contassot : "On a l’impression que le vrai pouvoir, aujourd’hui, est d’abord entre les mains des milliardaires, qui peuvent s’acheter telle partie du territoire, qu’ils soient parisiens ou pas"
Extrait d’une enquête de "Pièces à conviction".
https://www.dailymotion.com/video/x6gyyhv  cyclops

Le gratin en photo
https://styleregalia.wordpress.com/tag/louis-vuitton/


9 millions de Français (1 sur 7) vivent avec moins de 1015 euros par mois.
http://sarko-verdose.bbactif.com/t317-revenu-universel-ou-de-vie-social-citoyen-pourquoi-travaillons-nous#7222
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Riches bourgeois, grands patrons et autres vrais privilégiés   Jeu 12 Avr - 1:48



Qui sont nos maîtres ?
Quels sont leurs visages ?
Où sont leurs châteaux ?
C’est tout le souci politique :
ils ont disparu de notre horizon.
Et l’ouvrier de chez Whirlpool
ignore jusqu’au nom de Jeff Fettig…


[...]« Bien voir » suscitait la révolte : c’est devant la propriété des frères Saint que se terminaient, le 1er mai, les manifestations. Et deux châteaux ont brûlé dans la vallée, jacqueries ouvrières obligent.

Mais aujourd’hui, l’on ne voit plus.
Les pauvres ne voient plus les riches.
Les travailleurs ne voient plus le capital.
Je me souviens d’un reportage dans le village à côté d’ici, à l’Étoile, au Bar des Sports. Licenciée de Saint-Frères, puis de Parisot - Sièges de France, Gilette nous racontait son « enfer » :
« On a perdu notre maison, pis après ç’a été l’enfer.
L’enfer. Quand les enfants me disaient, ‘‘le frigo il est ’core vide’’, eux ils ne veulent pas comprendre : fallait bien que je donne à manger à mes enfants.
Je faisais un chèque, malgré que je n’avais pas d’argent. Même aujourd’hui, l’enfer continue…

(Gilette se mouche, les yeux qui se mouillent.)
Une fois, on est allés en vacances. Une fois, cinq jours à Quend Plage. Sinon, on a travaillé toute notre vie. Et on se retrouve avec quoi ? Rien. On n’a même plus une cuillère à café, à nous. On a remboursé notre dette, mais on ne vit plus chez nous, on habite chez notre fille, notre beau-fils. C’est pas facile. On se demande pourquoi on vit. À Noël dernier, d’ailleurs… (Silence.) On a failli… (Silence.)
Enfin, je lui ai parlé de nous tuer, à mon mari. »

Avec moi, j’avais apporté le numéro de Paris Match sur le mariage de Delphine Arnault, la fille de Bernard, l’homme qui avait racheté le groupe Boussac Saint-Frères, qui l’a démantelé, qui a bâti son empire du luxe sur ce cadavre. Le magazine dévoilait une fête façon princesse, avec « sa bague de fiançailles, un diamant taille émeraude », sa robe aux « 165 mètres d’organza », etc.
« Est-ce que vous faites le lien entre votre situation et ce mariage au château ?
Non, je ne vois pas... »
Et Gilette ne voyait pas non plus le château de Bernard Arnault à Clairefontaine, sa super villa à Saint-Tropez, son hôtel de luxe à Courchevel, son hôtel particulier à Paris, son immeuble à New-York, son île privée dans le Pacifique (où il passe ses réveillons), elle ne se heurte pas quotidiennement à cet étalage de richesses comme on reçoit des injures. [...]

Cet éloignement, géographique, des univers sociaux nous fait oublier cette leçon simple de Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. » Et du coup, la colère se rabat sur d’autres cibles, bien visibles elles, dans le même hall de HLM, dans le même quartier, ou hyper présentes à la télé. Et du coup, d’autres conflits structurent les esprits : ce sont les travailleurs contre les « assistés » (on a tous un ou plusieurs cas de « feignant » près de chez soi). Ce sont les salariés du privé contre ceux du public (avec leurs formidables privilèges). Ce sont, surtout, les Français contre les immigrés…
Et les Jeff Fettig sont oubliés.
Laissés tranquilles.
Guère menacés.

[...] Je liste ça parce qu’on le voit, séparer l’écologie et le social n’a pas de sens. De même qu’opposer les travailleurs de Picardie, d’Inde ou de Chine. Derrière tout ça, il y a un ennemi* commun : William MacNabb, The Vanguard Group, cette finance qui a mille noms, mille visages et presque tous les partis...
C’est une seule et même bataille qui est engagée ici et ailleurs, avec un enjeu clair : ne pas laisser notre destin, ni celui des salariés d’Amiens, ni celui de la planète, entre les mains de ces seigneurs.

François Ruffin
03/04/2018
http://www.fakirpresse.info/le-nom-de-nos-maitres


*Tartuffe n'arrivait pas à le voir, le 22 janvier 2011.
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Orwelle



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MessageSujet: Re: Riches bourgeois, grands patrons et autres vrais privilégiés   Dim 15 Avr - 8:41



Les marchés financiers ont un visage, celui de l'oligarchie
Par Geoffrey Geuens  

Auteur de La Finance imaginaire, anatomie du capitalisme : des « marchés financiers » à l’oligarchie (éditions Aden), l’universitaire belge décortique les rouages d’un discours politique qui, en construisant des oppositions confortables mais factices, occulte en vérité les liens structurels entre la finance et l’État.

« La finance, mon adversaire, n’a pas de visage, et elle ne se présente pas aux élections », a dit le candidat socialiste à l’élection présidentielle. Il est plus confortable de dénoncer la finance que de s’en prendre aux acteurs réels de la banque et de la grande industrie. Un tel projet obligerait François Hollande, il est vrai, à s’attaquer aux privilèges de certains de ses propres conseillers et de ses ex-collègues européens reconvertis dans le monde des affaires.

Jacques de Larosière, c’est un bon exemple [d'oligarque]. Il a été choisi par la Commission européenne pour établir un rapport sur la crise en 2008. Dans cette situation, les institutions européennes font comme on fait aux États-Unis : on va prendre un membre de l’establishment politico-financier qui a tous les signes extérieurs de la respectabilité publique, politique, étatique. Un homme d’État, Jacques de Larosière : c’est l’ancien gouverneur de la Banque de France et patron du FMI… C’est un « sage ». Il a été à la tête d’autres commissions, où déjà il s’agissait de surveiller les marchés – même si visiblement, ça n’a pas marché ! Mais ce qu’on ne dit pas, c’est qu’au moment où il rédige le rapport pour la Commission européenne, il est aussi conseiller du président de BNP Paribas, du trust financier BMB – contrôlé par certaines pétromonarchies du Golfe – et ancien conseiller d’AIG, premier assureur mondial, sauvé de la faillite en 2008 par la FED. Cela démontre bien la dimension de l’oligarchie : c’est un Français qui défend les intérêts des groupes financiers français, mais avec un ancrage et un capital social internationaux. [...]

2 mars 2012
https://www.humanite.fr/social-eco/geoffrey-geuens-%C2%AB-les-marches-financiers-%3Font-un-visage-celui-de-l%E2%80%99oligarchie-%C2%BB-491345


Spéculation, chantage à la dette
Les marchés financiers ont un visage
Les socialistes européens dénoncent souvent avec virulence la finance, qui règne sans partage sur le globe et qu’il conviendrait de mieux réguler. Encore faudrait-il savoir de quoi et de qui l’on parle ; car l’image désincarnée des « marchés » a pour effet de laisser dans l’ombre les bénéficiaires de la crise et des mesures d’austérité en cours.
https://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/GEUENS/47653
https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_Geuens


Le visage de la finance folle : la Caisse des Dépôts et des Consignation (CDC)
Mars 2014
https://www.generationlibre.eu/le-visage-de-la-finance-folle-la-caisse-des-depots-et-des-consignation/
https://www.generationlibre.eu/wp-content/uploads/2018/03/2014-03-CDC-visage-de-la-finance-folle-_-GenerationLibre.pdf
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MessageSujet: Re: Riches bourgeois, grands patrons et autres vrais privilégiés   Dim 15 Avr - 8:56



Les folies des milliardaires
Malgré la crise, les nababs mènent la grande vie sur les côtes méditerranéennes.

Il y a sur la Côte les refuges des milliardaires qui veulent vivre cachés pour vivre heureux : ces demeures-là s'ouvrent rarement et les fiestas y sont rares, ce sont les villégiatures d'une certaine France, avec un "f" comme famille. Mais il y a aussi, et de plus en plus, des palais de nouveaux (très) riches où des fortunes s'engloutissent dans l'ostentatoire et l'éphémère. Ceux-là ont choisi le soleil de la France avec un "f" comme fun, fric, fête, femmes, folie... Cette débauche s'étale derrière le paravent de notre hypocrisie. En effet, si chacun déplore les excès, voire les illégalités, l'économie locale et le fisc se réjouissent des millions dépensés. Quitte à flamber, on apprécie en silence que ces nababs le fassent en France... Quant aux 2 millions de chômeurs, ils n'ont qu'à détourner le regard ou rafler quelques miettes.  

"La Côte d'Azur est le témoin privilégié de cette course effrénée dans laquelle se sont lancées les plus grosses fortunes au monde. Elle voit défiler des bateaux de plus en plus longs, de plus en plus gros, de plus en plus bling-bling. Et les profits économiques qu'en tire la région donnent une idée de la surface financière des capitaines de ces unités de rêve. Une étude de la chambre régionale de commerce indique que les yachts rapportent 728 millions d'euros aux entreprises et collectivités régionales, soit un tiers du chiffre d'affaires produit par le nautisme dans son ensemble", écrit Nice-Matin.

Plus incroyable encore, un riche propriétaire du cap d'Antibes a commandé à un ascensoriste la cabine la plus chère du monde : 1 million d'euros. Le projet prévoit de creuser la colline sur laquelle est construite sa villa pour installer une machinerie desservant la piscine en contrebas. Petit détail, l'élévateur serait doré à l'or fin...

12 mai 2010
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-folies-des-milliardaires_891640.html


Le quai des milliardaires interdit aux promeneurs à Antibes
Ce quai du port Vauban, qui accueille des yachts de prestige, n'est plus accessible au public
C'est la Chambre de Commerce et d'Industrie de Nice-Côte d'Azur qui gère désormais ce port, la municipalité d'Antibes lui en a attribué la concession, et depuis le festival international du film de Cannes, la CCI a décidé d'interdire l'accès au grand public.
22/06/2017
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/antibes/quai-milliardaires-interdit-aux-promeneurs-antibes-1284203.html
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