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 SERVICE [encore] PUBLIC

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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 7 Jan - 5:54


Réforme de la carte judiciaire : dernière offensive avant fermeture

Elus locaux, magistrats, avocats, syndicats, associations de justiciables : beaucoup ne parviennent toujours pas à digérer la réforme de la carte judiciaire, aujourd'hui dans sa dernière phase. Et se tournent désormais vers la Cour européenne des droits de l'Homme. Le gouvernement, de son côté, promet une justice plus rapide, pour un coût moindre.

Visant à optimiser le fonctionnement de la justice, la réforme de la carte judiciaire s'achève avec la fermeture, au 1er janvier 2011, de 17 tribunaux de grande instance (TGI), après la suppression de 178 tribunaux d'instance et juridictions de proximité, 62 conseils des prud'hommes, 55 tribunaux de commerce et 85 greffes. Il reste en France, aujourd'hui, 819 juridictions, contre 1.206 en 2007, soit une diminution de 32 % en trois ans. Pourtant, l'opposition à ces fermetures, rassemblant magistrats, avocats et élus locaux, ne semble pas avoir désarmé. Ainsi les barreaux d'Hazebrouck (Nord), Marmande (Lot-et-Garonne), Morlaix (Finistère), Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Saumur (Maine-et-Loire) et Tulle-Ussel (Corrèze) ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour contester la suppression des TGI. Cette démarche fait suite au rejet par le Conseil d'Etat de la quasi-totalité des 115 requêtes déposées contre la réforme, émanant de dizaines de communes et d'associations, au nom de la justice de proximité. Elle s'appuie sur l'article 6 de la convention européenne des Droits de l'homme, qui garantit à tout justiciable un accès effectif à un tribunal et le droit à un délai raisonnable pour le traitement de son affaire. Me Monod, avocat au Conseil d'Etat et par ailleurs avocat de l'Association des petites villes de France (APVF), a récemment donné cet exemple à l'AFP : "Le TGI de Dunkerque est déjà surchargé, avec des délais d'instruction plus longs qu'Hazebrouck. On va donc vers une asphyxie vraisemblable de ce TGI."

Inégalité devant la justice

En aucun cas, cependant, la CEDH n'est habilitée à revenir sur la décision gouvernementale de fermeture des TGI. Elle ne pourrait, en accédant à la requête des barreaux, qu'obliger l'Etat français à indemniser le préjudice subi par les avocats. "Pour les barreaux eux-mêmes et pour les avocats, il y a une atteinte incontestable à leur patrimoine. Sur le plan financier, c'est un préjudice économique considérable", a déclaré Me Monod. C'est le premier ferment de la contestation qui s'est étendue depuis 2007 : les avocats s'inquiètent des coûts supplémentaires, des pertes de temps et de clientèle engendrés par la suppression des tribunaux et la multiplication des déplacements jusqu'à une juridiction plus lointaine. "Prenons un exemple. Les entreprises qui avaient un avocat à Tulle, pour les représenter auprès du TGI, risquent fort de s'en séparer et de ne garder que leur défenseur juridique à Brive, désormais seul TGI du département. Et puis, si Tulle est la préfecture du département, c'est en raison de sa position centrale. Pour tous les justiciables et leurs avocats, situés dans le nord du département, ainsi que pour les fonctionnaires de police, chargés d'accompagner les prévenus ou détenus, il faudra faire plus de 100 kilomètres pour se rendre en audience à Brive. C'est un gaspillage incroyable de temps, d'énergie et d'argent", observe Me Sylvie Lore, avocate à Tulle. Dans cette remarque se profile un deuxième argument du mouvement contre la réforme : la création de facto d'une inégalité devant le service public de la justice. "Délais de jugement allongés, encombrement des tribunaux, la suppression des petites structures judiciaires pénalisera les citoyens les plus modestes et contribuera à aggraver les inégalités d’accès à la justice", indique l'APVF dans un communiqué du 30 décembre.

Dépassements financiers

Comme beaucoup d'élus ruraux, Jean-Luc Rietzer, député-maire d'Altkirch (Haut-Rhin), a fait les comptes : "Dans notre département, sur 377 communes, 160 n'auront plus de justice de proximité." Cette désertification judiciaire est ressentie d'autant plus vivement dans les communes, comme celle d'Altkirch, frappées par la disparition d'autres services publics. "Les citoyens de ces communes, plus encore les personnes aux revenus modestes, n'ont plus tellement les moyens de faire valoir leurs droits quand le premier tribunal est à plus de 100 kilomètres, et que parallèlement ferment les lignes ferroviaires, le bureau de poste, le bureau d'assistance sociale, la gendarmerie. Le droit à la justice devient théorique. En pratique, il est empêché", souligne Me Sylvie Lore.

Enfin, la réforme est critiquée pour son coût, alors que son objectif affiché est la rationalisation des outils judiciaires et la réalisation de substantielles économies. René Couanau, député UMP d'Ille-et-Vilaine, membre de la commission des finances et rapporteur spécial pour le budget de la justice, a relevé les dépassements financiers de la nouvelle carte, en particulier sur le volet immobilier (aménagement et extension des tribunaux pour accueillir les activités des juridictions supprimées). "Ce volet a été chiffré à 427 millions d’euros, répartis sur cinq ans, au-dessus de la prévision initiale de 385 millions d’euros. Il est probable que cette prévision soit dépassée à nouveau, avec une durée de rénovation et de construction plus longue, allant jusqu’à dix ans", précisait-il, à l'Assemblée nationale, en octobre 2010. Avant de conclure : "Si les coûts prévus sont pour le moment respectés et les crédits prévus suffisants, le coût à moyen terme des opérations ne peut être parfaitement maîtrisable et l’on peut craindre une dépense bien supérieure aux prévisions. Il en résulte que les avantages purement financiers de ces opérations pour le budget de l’Etat ne peuvent apparaître qu’à long terme."

"Ubuesque"

Un constat corroboré sur le terrain. A Tulle par exemple, juges, magistrats, greffiers et fonctionnaires doivent quitter un TGI qui venait d'être rénové et disposait de trois salles d'audience, pour rejoindre un tribunal, à Brive, qui ne possède que deux salles d'audience et dont les travaux d'extension, nécessaires à leur accueil, n'ont démmarré qu'en novembre 2010. "Beaucoup n'ont aujourd'hui pas de bureau. C'est ubuesque", déplore Sylvie Lore, faisant écho au questionnement de nombreux élus locaux : pourquoi fermer des tribunaux après avoir investi dans leur rénovation et devoir réinvestir dans des tribunaux inévitablement saturés par la concentration des activités ?

De son côté, le ministère de la Justice et des Libertés martèle les objectifs de la réforme : permettre aux magistrats d’acquérir ou de conserver un niveau de technicité nécessaire, garantir la continuité du service public de la justice, améliorer les délais de traitement des contentieux, faciliter l’accès du justiciable à la justice par la concentration des effectifs de greffe, mutualiser les ressources humaines et les moyens, favoriser la mise en oeuvre de nouvelles organisations de travail plus rationnelles et plus efficaces. Le ministère rappelle également les efforts d'accompagnement consentis : 21,5 millions d'euros pour l’accompagnement social des personnels judiciaires, 20 millions d'euros pour l’aide à la réinstallation des avocats et à l’adaptation de l’exercice de leur profession, et 375 millions d'euros sur cinq ans pour 450 opérations immobilières permettant de regrouper les juridictions. Michel Mercier, le garde des Sceaux, devrait développer ces arguments lors de son déplacement, jeudi 6 janvier, à la cour d'appel d'Amiens.

Paul Arguin
www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250260986548&jid=1250260995835

Qu'est-ce que la carte judiciaire ?
www.politique.net/2007101202-qu-est-ce-que-la-carte-judiciaire.htm
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 7 Jan - 19:16


Privatisation des barrages hydroélectriques

L'État va privatiser les barrages actuellement gérés (à 80%) par EDF ! Des concessions vont être "vendues" pour des périodes de... 30 à 40 ans.
Si vous habitez dans une vallée en aval d'un barrage, compte tenu de l'obsession pathologique des actionnaires à voir grossir les bénéfices, nous vous conseillons de vite, très vite déménager. Les critères de sécurité et d'entretien des ouvrages vont être revus à la baisse ou tout simplement non respectés, comme c'est le cas pour les concessions des réseaux d'eau, des autoroutes, des voies ferrées, etc.

Ci-dessous un article paru dans l'Usine Nouvelle, en avril 2010.


Le gouvernement engage aujourd'hui le projet d'ouverture à la concurrence des barrages. Une cinquantaine d'ouvrages sont concernés par la procédure d’appels d’offres d'ici à 2015. Etat des lieux du chambardement hydroélectrique, en 6 questions.

Pourquoi est-ce un enjeu important pour les industriels ?

Attribuées pour une durée de 75 ans depuis... 1920, les quelque 400 concessions hydroélectriques du pays arrivent à expiration. Une poule aux œufs d'or pour les industriels qui les exploitent : les investissements sont en effet déjà largement amortis. A Génissiat par exemple, le plus gros barrage de l’Hexagone, chacune des six turbines rapporte 4000 euros par heure et produit 60 à 70 MWh d’électricité (le prix de vente moyen de l’électricité se situant autour de 55 euros le MWh). Or le coût de production, lui, se situe 20 euros par MWh, soit 1400 euros maximum par turbine. Le calcul est des plus rapide : chaque heure GDF Suez dispose d’une marge substantielle.

À partir d’aujourd’hui néanmoins, l'eldorado hydroélectrique va progressivement être soumis à la concurrence. De quoi offrir des marges copieuses à de nouveaux concessionnaires, qui remporteront le gros lot pour 30 à 40 ans. Une première grappe d’une cinquantaine de barrages a été rassemblée dans dix concessions, qui seront remises en jeu d'ici à 2015. Il faudra compter cinq ans entre la réalisation d'un dossier de fin de concession par l'exploitant actuel d'un ouvrage et l'arrivée d'un nouveau concessionnaire.

État est propriétaire

Les barrages sont une délégation de service public. Le cahier des charges confie de larges prérogatives au concessionnaire, qui procède aux différents aménagements pour le compte de l'État. Responsable de la sécurité et la protection de l'environnement, le concessionnaire a l'obligation d'entretenir les ouvrages afin de les remettre en bon état à la fin de la concession.

Quelle capacité représentent les barrages bientôt remis en jeu ?

Près de 5.3 GW soit environ 20 % de la puissance du parc hydroélectrique français. Le ministère de l’Énergie a décidé de regrouper les ouvrages hydrauliquement liés dans chaque vallée. Pour cela, il a fallu anticiper le renouvellement de concession d'une quinzaine d'ouvrages de 2,3 GW au total, et définir une méthode pour dédommager l’ancien concessionnaire en cas de changement. Le dédommagement sera égal à l'actualisation de l'excédent brut d'exploitation moyen sur les cinq meilleures des sept dernières années ou sur la dernière année si celle-ci est plus avantageuse. A cela s’ajoutent 2,8 GW de concessions qui arrivent à échéance naturelle. Enfin, le ministère du Développement Durable demandera également au moins 200 MW de suréquipements.

Quels seront les premiers barrages ouverts à candidatures ?

Dès 2010 pour les ouvrages de la vallée de l'Ossau (Pyrénées-Atlantique), et du Lac Mort (Alpes). Les gros morceaux tels que la vallée de la Truyère (2.014 MW), de la Dordogne (1.551 MW) et de Bissorte (882 MW), lanceront leurs appels à candidatures entre mi-2011 et mi-2012. Les concessions hydroélectriques dans les Alpes (Vallée du Drac, chaîne du Beaufortain et station de pompage de Bissorte), les Pyrénées (Vallées d'Ossau, du Louron et de la Têt) et le Massif Central (vallée de la Dordogne et de la Truyère) seront attribuées entre 2013 et 2015. (Voir plus bas le calendrier complet)

Une source renouvelable, et réactive

L'hydroélectricité représente 12 % de la production nationale. Lorsqu'elle est associée à un réservoir (lac, barrage, etc.), elle permet un démarrage rapide et une montée jusqu'à la pleine puissance en quelques minutes. Plutôt précieux, en cas de perturbation voire d'écroulement des réseaux électriques.

Qui détient les barrages actuellement ?

Sur une puissance totale concédée de 25,3 GW, EDF exploite environ 80 % des barrages de l'Hexagone avec 20,3 GW, le reste étant essentiellement détenu par deux filiales de GDF Suez, la CNR (Compagnie nationale du Rhône) se voyant déléguer 3,5 GW et la Shem (Société hydroélectrique du Midi) 900 MW. Enfin, 600 MW ont été attribués à d’autres producteurs. Pour EDF, l'ouverture des barrages à la concurrence constitue un enjeu clef. Grâce à ce processus, GDF Suez espère disposer de 4 à 4,5 GW de capacités hydrauliques d'ici à 2013, contre 3,7 aujourd'hui.

Qui sont les nouveaux entrants potentiels ?

Le renouvellement des concessions suscite la convoitise de poids-lourds étrangers comme le norvégien Statkraft, qui exploite déjà 225 centrales hydrauliques en Norvège, en Suède, en Allemagne, en Finlande et au Royaume-Uni, l'allemand E.ON, qui a pour objectif de produire 36%d’électricité issue de sources renouvelables en 2030, ou l'italien Enel. Le suisse Alpiq, qui s’est déclaré candidat par voie de communiqué, exploite en Suisse, en France et en Italie une trentaine d'ouvrages, pour la plupart de très grande taille, pour plus de 2.800 MW de puissance installée. En complément des projets de centrales à cycle combiné gaz qu'il développe en France, de sa présence dans l'éolien et la petite hydraulique qui correspondent à des volumes d'investissements très significatifs, le renouvellement des concessions hydroélectriques constitue pour le groupe une belle opportunité.

Également intéressé, l’autrichien Verbund, actionnaire à 48% du français Poweo, a récupéré, en 2008, treize barrages allemands d’une puissance de 312MW, propriétés d’E.ON. Le fournisseur d'électricité alternatif Direct Energie lui emboîte le pas. Menant des projets dans la biomasse, le photovoltaïque, l’éolien offshore et on shore pour plusieurs centaines de MW, il possède et gère 5 petites centrales hydroélectriques de moins de 10 MW également, et compte sur deux futures centrales à gaz à cycle combiné de 800 MW chacune. Plus discrets, l’espagnol Iberdrola et l’allemand Vattenfall sont également sur les rangs, tout comme à son échelle le petit Maïa Power.

Pourquoi plafonner la redevance ?

Pour des raisons historiques, ni les barrages d’EDF ni ceux de la Shem ne paient de redevance à l'État : seuls des ouvrages gérés par la CNR s’en acquittent à hauteur de 24 % de leurs revenus. Le vote de la loi Grenelle 2, début mai, va changer la donne. Le niveau de cette redevance, proportionnelle au chiffre d'affaires de l'ouvrage, sera défini vallée par vallée et réparti à 50/50 entre l'État et les collectivités locales.

Afin de sélectionner les nouveaux concessionnaires, l'État tiendra compte de leurs propositions en matière d'environnement, d'efficacité énergétique et de redevance. Reste que cette redevance sera plafonnée afin d'éviter de donner trop de poids au critère financier. Une idée défendue par les exploitants historiques EDF et GDF Suez : pour les nouveaux candidats attirés par les concessions arrivant à expiration, il serait trop facile de promettre des niveaux de redevance juteux à même de remplir les caisses vides de l'État, afin de gagner les prochains appels d'offre... et de rogner ensuite sur la maintenance et la sécurité. La mesure va probablement se traduire par un alignement de tous les candidats sur le plafond choisi. GdF Suez souhaite que ce plafond ne dépasse pas 30% du chiffre d’affaires. Il se situerait, in fine, autour de 25%.

www.lelotenaction.org/rubrique,privatisation-des-barrages,579552.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 7 Jan - 19:50


Éducation : le Sénat retire 4 millions d'euros au public pour financer 250 postes de profs dans le privé

Tandis que le ministère de l’Éducation nationale compte faire des économies en 2011, en supprimant 16 000 postes, le sénateur UMP de Haute-Savoie, Jean-Claude Carle, a trouvé un moyen de faire un beau cadeau à l’enseignement privé sous contrat catholique. Le 17 décembre dernier, lors du vote du budget de la mission enseignement scolaire, il est parvenu à faire adopter un amendement assurant l’ouverture de 250 nouveaux postes pour l’année à venir, correspondant à 4 millions d’euros.

Et d'où viennent ces fonds ? Du budget de l'école publique.

Des postes en plus pour l’école privée : le gouvernement s’y oppose mais l’amendement passe

Comme le rappelle La Tribune, le gouvernement était opposé à cet amendement. Le ministre, Luc Chatel, a tenté de faire fléchir le vote lors du débat parlementaire. De son côté, le Comité national d’action laïque (Cnal) a dénoncé « une provocation inacceptable » au vu des suppressions de postes dans le public. Quant aux socialistes, ils ont estimé que les efforts budgétaires devraient plutôt porter sur l’éducation prioritaire, délaissée selon eux, par le gouvernement.

Mais Jean-Claude Carle, qui n’a pas semblé s’émouvoir des premières réactions, a prévenu que si l’on supprimait les 1 633 postes dans l'école privée en 2011, on devrait s’attendre à des « situations dramatiques ».
Le sénateur Carle a voulu cet amendement pour rééquilibrer les suppressions de postes dans le public et le privé. Selon lui, alors que le nombre de suppressions de postes est stable dans le public (16 000 postes en 2010 et en 2011), on passerait, dans le privé, de 1 400 à 1 633 postes supprimés. Les 250 postes créés grâce à cet amendement permettrait de rattraper la perte. Et où trouver les fonds nécessaires ? Dans les crédits réservés à la rémunération des personnels administratifs et au fonctionnement des services de l’école publique.

La règle des 20%, déjà assouplie pour les suppressions de postes, n’est plus respectée

Luc Chatel lui-même a tenté de démontrer que la présentation du sénateur Carle était erronée : « l’enseignement privé sous contrat représente 20% des élèves. Il bénéficie donc à ce titre de 20% des moyens. Or quand les moyens baissent, il est normal que le principe des 20% s’applique également ».

Comme le privé scolarise environ 18 % des élèves, pour répartir les moyens, on applique traditionnellement la règle du 1 pour 5 : sur 5 postes d’enseignants créés, 4 vont au public, 1 au privé. Et quand il s’agit des suppressions de postes, la même règle est censée s’appliquer. Voilà pour la théorie. En pratique, le nombre de suppressions de postes dans le privé est encore inférieur : le gouvernement tient compte des spécificités du privé. Comme il n’y a ni remplaçants ni conseillers principaux d’éducation (CPE), seuls 1633 postes devaient être supprimés (au lieu du chiffre théorique de 3200 avec la règle des 20%). Grâce à l’amendement voulu par Jean-Claude Carle, il y en aura 250 de moins, soit 1 383.

Ce n’est pas le premier cadeau que le sénateur Carle fait à l’enseignement privé : on lui doit déjà la « loi Carle » qui oblige les maires à financer la scolarité des enfants de leur commune inscrits dans le privé dans une autre commune !
ASD
www.politique.net/2010122001-education-le-senat-retire-4-millions-d-euros-au-public.htm

Jean-Claude Carle, droite extrême

Alors que les écoles publiques ne trouveront rien sous leur sapin, celles privées recevront de beaux cadeaux :
des postes supplémentaires et une exonération de la taxe foncière.


Décomplexée par les discours du Latran et de Riyad du président Sarkozy qui vantaient notamment la prétendue supériorité du curé ou du pasteur sur l’instituteur dans la transmission des valeurs, la droite n’est depuis pas en manque d’imagination pour favoriser l’enseignement privé et lui consentir des avantages sonnants et trébuchants. [...]

Il convient de dénoncer cette nouvelle attaque contre le principe intangible de laïcité. Par ce biais et par la suppression de la carte scolaire qui l’accompagne, les libéraux souhaitent instituer un vaste marché des établissements publics et privés au nom de la sempiternelle concurrence libre et non faussée. De l’École de la République, nous glisserions vers une école à la carte débarrassée de l’exigence de l’intérêt général et de la nécessité de mixité sociale. Plus que jamais, au nom de l’égalité devant l’éducation que sont en droit d’attendre tous les élèves, l’urgence est de réaffirmer l’impératif que les fonds publics aillent exclusivement à l’école publique.

Nous appelons en outre, conformément au serment de Vincennes prononcé par le camp laïque le 19 juin 1960, à l’abrogation de la loi Debré de 1959 qui fait office de véritable concordat sans en porter le nom en assurant le financement public des écoles privées.
www.marianne2.fr/L-enseignement-prive-arrose-par-des-financements-publics_a200566.html
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Orwelle



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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 31 Jan - 0:58


Des CRS mécontents font la grève de la faim

Le malaise provoqué chez les policiers français par la probable fermeture de deux compagnies de CRS à Marseille et Lyon provoque un absentéisme volontaire et une grève de la faim.

«Cette grève s'inscrit dans un mouvement d'ampleur national qui va continuer de s'amplifier dans les jours à venir. On ne peut pas accepter ce qui se prépare» a-t-il ajouté.

À Lyon, 90 CRS de Sainte-Foy-les-Lyon, soit 70% des effectifs de la compagnie, avaient été les premiers à manifester mercredi leur colère en se plaçant tous en arrêts de maladie.
Le mouvement a depuis fait tâche d'huile. La quasi-totalité de la CRS 58 basée à Perpignan, qui devait samedi renforcer la sécurité autour du match de football entre Arles-Avignon et le Paris Saint-Germain, s'est absentée avec les mêmes motifs.

De source syndicale, on ajoute que le virus a touché la compagnie 53 de Marseille dont l'effectif serait également décimé par les arrêts maladie.

À l'échelle nationale, un «plan d'action» a ainsi été mis en place par les syndicats depuis plusieurs jours dans les 61 compagnies de CRS qui n'assurent plus que les missions de prévention, d'assistance à personnes en danger et de flagrants délits.

Le mouvement consiste notamment à cesser les contrôles routiers et les verbalisations, souligne-t-on de source syndicale.
www.20minutes.fr/article/661360/societe-des-crs-mecontents-font-greve-faim

La colère monte dans les soixante et une compagnies de CRS du pays

90 % de malades hier à la CRS 46 de Sainte-Foy-les-Lyon dans le Rhône menacée de fermeture.

C’est l’hécatombe à la CRS 46 de Sainte-Foy-lès-Lyon. Hier matin à l’appel, 90 % de l’effectif était absent, pour cause d’arrêt-maladie. « Il y avait un commandant, quelques stagiaires, un major et c’est tout », a indiqué hier une source syndicale. La direction zonale des CRS, quant à elle, n’a pas souhaité communiquer de chiffres. À l’origine de cette épidémie, des informations non encore officielles mais dignes de foi, font état de la « fermeture programmée » de cette compagnie de la région lyonnaise et de celle de Marseille.

Six autres compagnies pourraient être menacées et une réunion doit se tenir à ce propos le 2 février au ministère de l’Intérieur.

« Les collègues n’ont pas supporté la violence de l’annonce », explique Didier Mangione, secrétaire national chargé des CRS du syndicat Unité Police SGP-FO, majoritaire chez les gardiens de la paix. Le sort de la CRS 46 n’est pas encore scellé définitivement, mais les organisations syndicales disposent d’informations assez précises. Le centre de formation serait maintenu à la CRS 46, mais les effectifs de maintien de l’ordre seraient redéployés dans d’autres unités. En revanche, les détachements motocyclistes zonaux de Grenoble et Clermont-Ferrand seraient regroupés sur le site de Sainte-Foy.

Hier, les syndicats Alliance Police nationale et Unsa Police ont joint leur voix à celle d’Unité Police pour dénoncer la fermeture de compagnies de maintien de l’ordre. Fortes de 130 hommes par compagnie, elles sont actuellement soixante et une en France.

Selon Didier Mangione, « les CRS ont déjà été gravement touchés » par la phase 1 de la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui a déjà conduit à la suppression de 1 300 équivalents temps plein, « soit à peu près dix compagnies ». Dénonçant une « logique strictement comptable », une « mesure irresponsable », et « une décision prise au plus haut niveau, qui dépasse la direction centrale et même le ministre », les syndicats sont en train d’organiser la riposte au niveau national. Car si Lyon et Marseille sont directement menacées, c’est le corps tout entier qui se sent attaqué.

Ainsi, « une action nationale de prévention » est en train de se mettre en place, qui pourrait se traduire par l’arrêt de toute activité contraventionnelle. « Il y a trois volets dans la sécurité, l’éducation, la prévention et la répression, nous allons insister sur la prévention ! »

Christine Mérigot
www.leprogres.fr/fr/permalien/article/4524781/Une-compagnie-de-CRS-du-Rhone-se-fait-porter-pale-le-malaise.html

Des retraités pour compenser la baisse des effectifs policiers

Sarkozy est chargé de notre sécurité, comme il se plaît à le répéter dès qu'il le peut, depuis bientôt 9 ans. Le bilan de la délinquance en 2010, publié 4 jours auparavant, n'est d'ailleurs pas fameux. Si les meurtres sont en baisse (moins de 1000 par an), les violences aux personnes, crapuleuses ou non, progressent encore, comme chaque année depuis 2002 (exception faite de 2007, ... année électorale).
Et un syndicat de policiers vient de s'émouvoir, auprès du Sénat, que la loi Loppsi II en cours d'examen prévoit le recrutement de volontaires retraités pour compenser la baisse des effectifs policiers. On marche sur la tête !

www.marianne2.fr/sarkofrance/195eme-semaine-de-Sarkofrance-les-premiers-rates-du-candidat-Sarkozy_a336.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 1 Fév - 23:53


L’État permet des meurtres pour faire des économies

Le mardi 1er février 2011 le corps de Laëtitia Perrais, disparue depuis deux semaines, a été retrouvé dépecé dans un plan d'eau et son autopsie a montré qu'elle était morte étranglée, a annoncé le procureur de la République de Nantes.

Le suspect Tony Meilhon était sorti de prison en février 2010 après avoir purgé en totalité une série de peines pour des délits, un vol à main armée et le viol d'un codétenu dans les années 1990.

Son suivi, une "mise à l'épreuve" de deux ans lui imposant la recherche d'un emploi et des soins médicaux, avait été abandonné au printemps 2010 faute d'effectifs, comme pour environ 800 autres détenus en Loire-Atlantique.

Le gouvernement a annoncé sept mesures mardi, censées améliorer le suivi des délinquants sexuels et criminels dangereux. Est envisagé l'appel aux retraités de la magistrature…
http://fr.news.yahoo.com/4/20110201/tts-france-justice-laetitia-ca02f96.html

L'appel aux retraités de la justice consterne les syndicats

La CGT qualifie dans un communiqué l'appel aux retraités de "grotesque" et réclame de véritables recrutements. Un autre syndicat pénitentiaire, Le Snepap-FSU, pense que cette décision est "tout bonnement ridicule".

"Il ne peut s'agir que d'une grossière erreur ou d'une inadmissible inconséquence. Imaginer que le dramatique problème du sous-effectif dans les services de probation serait résolu par les recrutements de fonctionnaires et de magistrats en retraite est profondément choquant", dit-il dans un communiqué.

L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) souligne que la décision créant récemment une "réserve judiciaire" faite de retraités ne permet pas de leur affecter des tâches de probation.

Les services de probation de Loire-Atlantique devaient gérer, outre d'autres missions, les dossiers de 3.300 détenus avec 17 agents. Ils avaient donc décidé de limiter le travail à 130 dossiers par agent et laissé de côté les autres, jugés moins graves, comme celui de Tony Meilhon.

Ce dernier n'était soumis à une mise à l'épreuve que dans le cadre de sa dernière condamnation pour outrage à magistrat. Les services de probation jugent donc injuste leur mise en cause par le gouvernement.
www.lepoint.fr/fil-info-reuters/l-appel-aux-retraites-de-la-justice-consterne-les-syndicats-01-02-2011-134291_240.php

Après l'annonce de sanctions par Sarkozy, les audiences suspendues à Nantes
http://fr.news.yahoo.com/82/20110203/tfr-laetitia-aprs-les-propos-de-sarkozy-4abdc0f.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Jeu 3 Fév - 18:47


Sarkozy : "on ne peut pas garder de bureaux de poste pour tout le monde"

En pleine campagne pour les cantonales, et dieu sait si le thème est fédérateur au plan local, il a osé le dire ! Selon Nicolas Sarkozy, il faut arrêter « de penser que l’on peut, à l’inverse du monde, multiplier les emplois de fonctionnaires. On ne peut pas toujours dépenser plus. Si vous voulez qu’on fasse plus de TGV, on ne peut pas garder de bureaux de poste pour tout le monde… »

Pour l’heure, seuls les blogs ont réagi, à la suite de Pour tout vous dire, qui précise le contexte : le chef de l’État était « en déplacement dans le Cher, interpellé par plusieurs élus au sujet de la disparition de services publics dans leur commune ».
N’importe quoi comme d’habitude ! Les usagers de la Poste et les clients du TGV sont-ils les mêmes ? Il est parfaitement absurde de mettre les deux en parallèle, d’autant plus lorsqu’on vient d’autoriser la hausse scandaleuse des tarifs du TGV ! Et puis leur demande-t-on leur avis, aux Français, de savoir s’ils veulent plus de trains et à quel prix ? Les interroge-t-on avant de supprimer ou pas des bureaux de Poste et des dizaines de milliers d’emplois de fonctionnaires, dans les écoles, les commissariats, les gendarmeries, les hôpitaux, partout ?

Et puisqu’il faut sans cesse revenir aux fondamentaux du débat public, on en a plus qu’assez de toujours entendre Sarkozy et sa clique prétendre qu’ « On ne peut pas toujours dépenser plus » alors même qu’ils se privent sciemment, par idéologie et intérêt de classe, de ressources fiscales, en menant une scandaleuse politique d’exonération massive des entreprises et des riches privilégiés.

Et après, on va dire à ceux qui ne profitent aucunement de ces cadeaux-là, au peuple donc, qu’on n’a plus d’argent pour ses services publics, lui qui n’a pourtant plus que ça ? L’UMP organise l’insolvabilité de l’État pour mieux le dépecer et l’offrir à l’avidité des actionnaires. Et ce faisant, ces escrocs dilapident le patrimoine national, volent la collectivité, spolient l’intérêt général et pillent le bien commun. Ainsi, ces profits qu’ils offrent généreusement à leurs amis du Fouquet’s et du Cac 40, ils vont les chercher directement dans la poche des petites gens : Sarkozy est bien le Robin des Bois inversé qui prend aux pauvres pour donner aux riches ! Est-il utile de préciser que ça commence à bien faire ?
www.plumedepresse.net/sarkozy-on-ne-peut-pas-garder-de-bureaux-de-poste-pour-tout-le-monde/#more-3924
http://bibifa.wordpress.com/2011/02/02/n-sarkozy-on-ne-peut-pas-garder-de-bureaux-de-poste-pour-tout-le-monde/



"Écoutez, faites les deux kilomètres !"
L'essence est trop chère ? "Roulez donc à vélo" distillait Christine Lagarde en 2007. La Poste ne fait plus son boulot ? "Distribuez donc le courrier vous-même", recommandait en substance, 1er février 2011, Nicolas Sarkozy.
[…]
Palsambleu ! Pourquoi n'y avoir pas pensé plus tôt, Monsieur le maire ? Au pied de la lettre, c'est tellement simple : La Poste ne fonctionne plus, livre toi-même tes colis. L'hôpital est fermé, soigne-toi toi-même. Le tribunal est engorgé... fais-toi justice toi-même ! Euh...
www.lesmotsontunsens.com/ecoutez-faites-les-deux-kilometres-9112
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 11 Fév - 12:11


Cholet : un prof d'italien trouvé sur leboncoin.fr

Alors que les enseignants étaient appelés à manifester, hier, pour protester contre les suppressions de poste, on a appris que le collège Du Bellay de Cholet était allé chercher sur le site d'annonces entre particuliers leboncoin.fr, à la rubrique « cours particuliers », un remplaçant pour son professeur d'italien en arrêt de maladie.

Pour faire face à des absences, faute de professeurs remplaçants en nombre suffisant, les chefs d'établissement ont de plus en plus recours à des personnes qui ont les connaissances requises (au minimum une licence), mais sans avoir forcément une pratique pédagogique.

Pour trouver ces remplaçants, un de leurs interlocuteurs privilégiés est Pôle Emploi. « Nous déposons nos offres directement sur leur site », précise le rectorat de Nantes.

Le recours au site leboncoin.fr reste exceptionnel.
www.cholet.maville.com/actu/actudet_-Cholet-un-prof-d-italien-trouve-sur-leboncoin.fr_loc-1689495_actu.Htm
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 14 Fév - 23:52


Escadron supprimé à Rennes : les épouses de gendarmes manifestent devant la caserne

[VIDEO]
Leurs maris, gendarmes, sont soumis au devoir de réserve. Ils n'ont ainsi pas le droit de manifester ou de faire grève. Ce sont donc elles, leurs épouses, qui descendent à leur place dans la rue depuis début février, à Rennes (Bretagne) notamment.

Elles sont une cinquantaine à protester contre la menace de dissolution en septembre prochain de l'escadron de 115 hommes de gendarmes mobiles de Rennes. Cette annonce leur a été faite alors que leurs hommes revenaient tout juste de la Réunion, d'Irak ou d'Afghanistan. "Mon mari ne dort plus, il est obligé de prendre des médicaments. (...). Mes enfants pleurent. C'est toute la famille qui va très mal", a confié Isabelle, mère de deux garçons, au micro d'Europe 1. "On nous dit 'vous dégagez', on regarde les cartes mais il n'y a plus de place", làche Nathalie, une autre épouse de gendarme.

Elles comprennent d'autant moins cette décision que les escadrons de Saint-Malo et de Nantes ont déjà été dissous. Cette fermeture s'inscrit dans un vaste mouvement de réduction des effectifs au niveau national.

www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Escadron-supprime-a-Rennes-les-femmes-de-gendarmes-manifestent-devant-la-caserne_39382-1678521_actu.Htm
http://fr.news.yahoo.com/77/20110214/tfr-rennes-les-femmes-de-gendarmes-dans-37c756d.html

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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 11 Mar - 23:31


Entretien des routes : la mort d’un service public ?

Par Sophie Chapelle (10 mars 2011)

De jour comme de nuit, ces hommes en jaune travaillent le long des routes. On les appelle toujours la DDE, pourtant celle-ci n’existe plus : les agents des routes sont désormais rattachés aux conseils généraux. Au nom d’une « modernisation » de la filière, leurs services subissent de vastes suppressions de postes. Et leurs missions sont de plus en plus transférées au secteur privé.
Enquête dans l’Isère auprès des derniers travailleurs publics de la route.
www.bastamag.net/article1457.html
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MessageSujet: Association de malfaiteurs   Ven 11 Mar - 23:59


Les aéroports régionaux bientôt à vendre

L'État, qui détient 60 % des aéroports de province, lancera au printemps l'ouverture du capital de ceux de Lyon, Toulouse, Bordeaux et Montpellier. L'opération sera finalisée en décembre.

Aéroport régional à vendre. La petite annonce pourrait être prochainement d'actualité [selon] Jacques Sabourin, le délégué général de l'Union des aéroports de France (UAF), lors de la présentation de son bilan annuel.

Les aéroports de province sont détenus à 60 % par l'État, à 25 % par les chambres de commerce et à 15 % par les collectivités territoriales. L'État s'étant engagé à ce que la part publique reste majoritaire jusqu'au 31 décembre 2013, il pourra mettre en vente 50 % moins une action du capital de ces quatre aéroports. Le calendrier est encore flou, mais «l'ouverture devrait se faire cette année », précise Jacques Sabourin. Cela signifie que l'appel à intérêt sera lancé au plus tard en juin. [...]

Quelques manifestations d'intérêt sont déjà attendues : celle d'Aéroports de Paris, dont le président, Pierre Graff, a dit qu'il convoitait Lyon. Certaines collectivités pourraient être tentées de monter au capital. Des financiers sont également sur les rangs, comme l'australien Macquarie (qui exploite les autoroutes APRR avec Eiffage), Axa ou Antin, un fonds d'infrastructures de BNP Paribas. Des étrangers, comme le canadien SNC Lavalin, sont également évoqués.

Vinci associé à la CDC

Selon nos sources, Vinci, l'un des candidats les plus en vue, s'est associé sur ce dossier à la Caisse des dépôts et consignations. Un tandem qui a déjà fonctionné par le passé.

De fait, le groupe est déjà l'opérateur de neuf aéroports en France, dont celui de Grenoble et de Nantes. En revanche, son rival Eiffage n'est pas du tout intéressé. Cool
[...]
www.lefigaro.fr/societes/2011/03/07/04015-20110307ARTFIG00634-les-aeroports-regionaux-bientot-a-vendre.php

Sur la CDC :
http://sarko-verdose.bbactif.com/t310-il-etait-une-fois-la-cdc-confrerie-de-delinquants-en-col-blanc
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 20 Mai - 1:53


Saint-Laurent-de-la-Prée, 22 décembre 2009 (AFP Xavier Leoty). (AFP Xavier Leoty)

Privatisation rampante
TER ouverts à la concurrence : syndicats et régions entre hostilité et mises en garde


Grignon a remis son rapport* au gouvernement. Le sénateur, calé sur l'hypothèse d'une ouverture à la concurrence des TER à partir de 2019, propose un mode opératoire pour lancer assez vite des expérimentations afin de tester en grandeur nature la fin du monopole de la SNCF sur les lignes régionales.

Sud-Rail accuse «le rapport Grignon sur la privatisation des TER de préparer un nouveau hold-up des services publics», engendrant «dumping social», «dégradation du service pour les usagers», mais remplissant «les poches des entreprises privées prêtes à tout pour s'accaparer de l'argent public».

La CGT des cheminots réaffirme que «seul un système unique, intégré et public de transport ferroviaire peut garantir un service public efficace».

«Attention, dit un représentant des conducteurs de la CFDT, à ne pas répéter les erreurs du fret», où, faute d'harmonisation sociale, «on a complètement foiré l'ouverture à la concurrence». «Mal payés, mal formés», les conducteurs des opérateurs privés constituent «un danger».

Roger Dillenseger, secrétaire général-adjoint de l'Unsa, ne dit pas autre chose : «Il faut pour le TER négocier une convention unique. Le pire serait d'avoir des cheminots à deux vitesses», selon qu'ils travailleraient à la SNCF ou chez un opérateur privé, comme Véolia.

Principales propositions :

— Le choix du périmètre des services concernés relèverait de la Région, autorité organisatrice régionale. L’expérimentation pourrait se faire sur « un groupement de lignes territorialement cohérentes et économiquement équilibrées » ;

— Les régions pourraient devenir propriétaires de tout ou partie du matériel mis à la disposition du nouvel opérateur. En clair, elles devraient racheter leurs TER dont 93 % appartiennent à la SNCF ;

— Les relations contractuelles Région-exploitant restent à préciser très clairement afin que les régions obtiennent de la SNCF des informations plus précises sur les coûts d’exploitation. Sur la forme, chaque Région attribuerait un droit exclusif à un opérateur pour l’exploitation de son réseau assorti, le cas échéant, du versement d’une compensation en contrepartie d’obligations de service public.

— Il s’agit de permettre, dans les meilleures conditions possibles, le transfert des contrats de travail entre employeurs en cas de changement d’opérateur. Probablement la question la plus épineuse puisqu’elle pose la question du statut du cheminot. Suggéré ? Un transfert sur la base du volontariat, les cheminots conservant leurs droits à la retraite et leurs régimes spéciaux de prévoyance et de sécurité sociale.

www.liberation.fr/economie/01012338418-ter-ouverts-a-la-concurrence-syndicats-et-regions-entre-hostilite-et-mises-en-garde
* www.mobilicites.com/admin/document/2011_05_18__1_rapport_grignon_ter.pdf


Les Français vont perdre un service qui leur appartient, ils vont payer plus cher, être mis en danger. Et sur qui les journaux et leurs lecteurs tapent-ils ? Pas sur Sarkozy et le nouveau cadeau qu'il fait à ses voraces amis, non. Sur les cheminots !
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 31 Mai - 18:39


Éducation Nationale
Les concours disparaissent : Pôle Emploi prend le relais


La mesure était déjà parfois appliquée localement, mais elle va être généralisée. Le ministre de l'Education nationale annonce ainsi avoir demandé aux proviseurs de recruter, via Pôle Emploi, des remplaçants en cas d'absence des professeurs.

Le gouvernement fait gérer "par le terrain" la pénurie qu'il a lui-même créée, dans un contexte où les mobilisations locales de parents et d'enseignants se multiplient alors que tombe dans les académies la répartition des 16.000 suppressions de postes de la rentrée 2011. Dans certaines académies, côté parents d'élèves, des appels à la mobilisation sont même signés conjointement par la FCPE, la PEEP et l'AAPE.

Entre 2007 et 2010, ce sont 50.000 postes qui ont déjà été supprimés par le gouvernement.
[...]
www.actuchomage.org/2011040415032/La-revue-de-presse/education-nationale-luc-chatel-appelle-pole-emploi-a-la-rescousse.html

Chatel embauche 17.000 personnes pour... 33.000 postes en moins

Luc Chatel va lancer mercredi une campagne de recrutement de 17 000 personnes dans l’Éducation Nationale.
Le ministre présente son projet ainsi :
"L’objectif, c’est d’abord d’attirer les meilleurs talents. Ensuite, nous voulons rappeler que l’Éducation nationale, malgré les restrictions budgétaires, reste aujourd’hui le premier recruteur de France."

Il faut savoir que ces 17 000 embauches ne servent qu’à remplacer une partie des 33.000 personnes qui vont partir en retraite, et qu’au final, ce sont bien 16 000 postes qui vont être supprimés.
Le gouvernement continue sa politique qui consiste à supprimer un fonctionnaire sur deux, y compris dans les endroits où cela ne semble pas des plus judicieux.

Ces 17000 postes seront répartis ainsi : 3000 dans le premier degré, 8600 dans le second, plus des agents administratifs, infirmières scolaires, etc.…

Ce qu’oublie de dire M. Chatel, c’est qu’il n’y aura que 11 600 postes ouverts aux enseignants, un chiffre en baisse continuelle depuis 2007.
http://fr.news.yahoo.com/luc-chatel-embauche-17-000-personnes-supprime-16-125845779.html

Et la qualité de l'enseignement ?
malgré ce recrutement, la qualité de l'enseignement ne va pas s'améliorer. Car on va perdre 32 000 profs expérimentés et qu'on va les remplacer par 16 000 profs jeunes et non formés (ceux qui auront obtenu le concours) et 17 000 profs amateurs recrutés à Pôle Emploi.
Profs amateurs sur les deux tableaux, donc. Amateurs ou pas, d'ailleurs, parce qu'il y a de grandes chances que ces enseignants, très vite, se mettent à détester le métier.
www.lutopick.fr/blog/index.php/post/2011/06/03/Arnaque-%C3%A0-l-Education-Nationale

Homosexualité interdite
Chatel s'est opposé à la projection en classes de CM1 et CM2 du court-métrage d'animation "Le baiser de la lune", une histoire d'amour entre un poisson-chat et un poisson-lune destinée par ses auteurs à devenir un outil pédagogique sur l'homosexualité.
Des organisations soulignent que le fort taux de suicides et tentatives des adolescents homosexuels s'explique, notamment, par les comportements homophobes et par l'intériorisation par ces jeunes d'un "déni voire un dégoût d'eux-mêmes".
www.france-info.com/france-education-2010-02-03-le-baiser-de-la-lune-ne-sera-pas-projete-en-primaire-400209-9-43.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 3 Juin - 19:46


Des « réservistes » en place de policiers

Pour compenser la baisse des effectifs dans la police nationale – conséquence de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) – la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite LOPPSI 2, en cours d’adoption au parlement, prévoit d’étendre aux citoyens volontaires la réserve civile créée en 2003 pour les retraités de la police nationale. Pour être candidat, il suffira d’être majeur, de nationalité française, et de posséder un casier judiciaire vierge, la sélection se faisant sur dossier. Après une formation sur le tas, ces “réservistes” d’un nouveau type pourront posséder une arme et dresser des procès-verbaux.

Le syndicat Unité SGP Police-FO se déclare opposé à cette évolution : « ce n’est pas en créant des “miliciens” et en démantelant les CRS que l’on résoudra le problème de la sécurité dans notre pays. »

D’autre part, la LOPPSI 2 étend à la gendarmerie nationale le « service volontaire citoyen » qui existait déjà pour la police nationale. […]
www.ldh-toulon.net/spip.php?article4280

Des retraités « réservistes » vont remplacer des fonctionnaires du ministère de la Justice
Ces réservistes seront embauchés pour des CDD de 2 ans maximum.
www.ugsp-cgt.org/Reserve-civile-Le-plan-d-urgence
www.metiers.justice.gouv.fr/presentation-des-metiers-10070/actualite-10974/mettre-son-experience-au-service-de-la-justice-22103.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mer 8 Juin - 14:10


Classe fermée dans les Alpes : les parents vont payer un instituteur

À Puy-Saint-Vincent, dans les Hautes-Alpes, les villageois sont prêts à payer leur instituteur pour maintenir leur classe unique de maternelle.
«On a retourné le problème dans tous les sens, c’est la seule solution : nous allons créer une association qui prendra en charge le salaire de l’enseignant, explique Marcel Chaud, le maire sans étiquette. En fermant cette classe, c’est la survie du village que l’on remet en question.»

La station de ski de 300 habitants, qui compte 12 000 lits touristiques, a appris en mars la fermeture à la rentrée de sa maternelle, «en raison d’une baisse des effectifs» - seuls 7 élèves devraient y être scolarisés, selon l’inspecteur d’académie. Mais le conseil municipal conteste «cette approche comptable» qui ne tient pas compte du territoire. «Puy-Saint-Vincent est à 1 800 mètres d’altitude et Les Vigneaux, où l’on nous propose de scolariser les enfants, à 1 000 mètres d’altitude. C’est impensable, les routes sont difficiles d’accès, en particulier l’hiver, avec la neige», souligne le maire qui a déjà reçu une quinzaine de CV d’enseignants.
Malgré tout, l'inspection de l'académie est claire et ne reviendra pas sur la décision de fermeture.
www.lepost.fr/article/2011/06/07/2516941_un-village-pret-a-payer-son-instituteur-pour-garder-son-ecole-ouverte.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Ven 18 Nov - 21:23


Education : l'UMP prépare une école de malheur
[Extraits]

Les trente propositions de l'UMP publiées dans un document* intitulé « Du savoir pour tous à la réussite de chacun » définissent le projet d'une autre école... une école de malheur.

Ce texte tissé de mensonges et d'incompétences manifestes réalise en outre un détournement du lexique historique de la pédagogie émancipatrice, celle que le néolibéralisme s'est donné pour mission de détruire à jamais.

Une destruction programmée de l'école...


Ecole du malheur, en effet, car ce que l'on savait déjà, exprimé par bribes, est ici exposé sans la moindre précaution ni tergiversation : le projet de cette droite bêtement mais dangereusement autoritaire est de détruire l'école pour la remplacer par une entreprise.

Une entreprise productrice de « ressources humaines ». Ces ressources humaines dont la gestion tient lieu de culture à un ministre qui ne peut ouvrir la bouche sans proférer un mensonge.

Tout est là : le chef d'établissement qui devient chef d'entreprise (proposition 10) et à ce titre gestionnaire des ressources humaines, ce qui signifie qu'il embauche les enseignants dont le profil correspond à son projet d'établissement et qu'il les licencie quand ils ne correspondent plus. Mais quel est donc ce projet d'établissement ?

Il est défini par un « contrat d'objectifs passé avec le directeur de l'école » (proposition 4). Mais quel peut bien être le contenu de ce contrat ? Il est tout entier dans ceci :

« Il faut que soient rendues publiques les évaluations bilans de CE1, CM2, cinquième comme les résultats du diplôme national du brevet en fin de troisième, afin de montrer la valeur ajoutée de chaque école et de chaque collège, à l'exemple des indicateurs de résultats des lycées. »

... pour en faire une entreprise

Voici donc l'école-entreprise dans toute sa splendeur compétitive (valeur ajoutée, n'est-ce pas ? ) décrite en outre, dans la même proposition 4, en termes d'efficacité, de performance, d'évaluations incessantes jusqu'en maternelle.

Car le ministre ment évidemment quand il affirme qu'il n'a jamais été question d'évaluation en maternelle (Le Monde, 19 octobre) alors que la brochure publiée sur le site du ministère et datée du 12 mars 2010 s'intitule « Aide à l'évaluation des acquis des élèves en fin d'école maternelle ».

Comme il ment quand il dit qu'il s'agit seulement de « repérage ». Et on ne manquera pas d'apprécier le terme dont le champ sémantique a plus à voir avec le maintien de l'ordre et la ségrégation qu'avec l'éducation.

Et ils mentent, le ministre et ses comparses, quand ils emploient les termes « jardin » et « éveil » soustraits sans scrupules à l'histoire de la pédagogie active pour désigner des garderies « implantées (sic) dans des locaux communaux » qui, à l'encontre de la notion même d'éveil, doivent « préparer à la maternelle ».

Quant aux jardiniers de ces jardins ce seront des personnels « qualifiés petite enfance » car comme dit un jour le ministre précédent, nul besoin d'un master pour changer des couches-culottes. Tel est le niveau de ces gens-là, telle est leur conception de l'éducation.

Le cynisme des dénominations mensongères

Mais le cynisme ne s'arrête pas là car il faut « rendre l'assiduité obligatoire pour les élèves inscrits à l'école maternelle » (proposition 2) alors qu'il est bien précisé que la maternelle n'est pas obligatoire et que ces gens-là « sont pour la liberté, pour le choix des familles » car il est en effet des familles qui peuvent se passer de maternelle, qui peuvent user de gouvernantes et de précepteurs.

Le cynisme est encore dans ces dénominations mensongères en ceci qu'elles se réfèrent à des lieux d'excellence pour désigner des lieux de relégation ainsi ces « Prépa-pro » (prépa, n'est-ce pas ? ) ou ces classes « métiers-études » (comme sport-études bien sûr) et qui seraient « des classes d'ouverture et d'expression des talents », des talents (talents, n'est-ce pas ? )

École de malheur pour enseignants et parents

On n'en finit pas de relever dans ce programme les constituants de cette école de malheur pour les enfants d'abord, mais aussi pour les enseignants qui auraient bien intérêt à lire ce programme dans le détail : ils sont traités là comme les simples exécutants d'un « projet » (encore un mot volé et non des moindres) venu d'en haut, soumis à l'autorité d'un cheffaillon « formé à la GRH » (mais pas à la pédagogie ? ) qui les évaluera sous le regard d'un inspecteur d'académie (proposition 15) lequel etc.

École de malheur pour les parents auxquels on prétend vouloir ouvrir l'école, comme si on les avait attendus, ces gens-là, pour penser aux parents alors qu'il n'y a pas un projet expérimental, dont les tiroirs du ministère sont pleins, qui n'affirme cette nécessité. Mais pourquoi nos gestionnaires de ressources humaines souhaitent-ils soudain inviter les parents à l'école ?

Pour, à l'aide d'une mallette, la « mallette des parents », leur apprendre le « métier de parent ». Car pour eux, être parent est un métier, et il ne sont même pas conscients, ce faisant, de la monstruosité qu'ils profèrent. Car ce n'est pas seulement de l'école qu'ils veulent faire une entreprise mais de la société toute entière.

Mais il y a pire, car non seulement ils veulent faire un métier de ce qui devrait toujours être un pur acte d'amour mais, selon l'expression de Guéant qui en devient alors un sinistre personnage, « un métier de parent d'élève à la française » (Proposition 7 : à la française, n'est-ce pas ? ).

Et l'on suppose que les parangons de ces « parents à la française » ce sont eux, les sieurs Guéant, Chatel et consort. [...]

Nestor Romero, ancien enseignant
http://blogs.rue89.com/restez-assis/2011/11/18/education-lump-prepare-une-ecole-de-malheur-225786
*ww.u-m-p.org/actualites/argumentaires-infographies/education-du-savoir-pour-tous-a-la-reussite-de-chacun-38561011
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Lun 12 Déc - 2:58


SNCF : 11 décembre 2011, il n’y a pas que vos horaires de train qui vont changer
[Extraits]

Le « changement de service » modifiait traditionnellement les horaires à la marge. La direction de la SNCF en profitant pour tenter d’effectuer des économies de productivité sur l’emploi et sur la qualité du service public.

Cette année contrairement aux années précédentes le service annuel de circulations pour 2012 (SA 2012) va être quasi intégralement remodelé : 85% des horaires des trains TER, TGV, Téoz et Intercités. Les trains de nuits et trains internationaux subiront également les conséquences de l’indisponibilité de plages de circulation (sillons) pour permettre la réalisation de travaux sur les infrastructures ferroviaires. Les circulations de trains de marchandises, déjà fortement réduites par les choix stratégiques de la SNCF et du Gouvernement vont être encore plus affectées, laissant libre circulation au tout routier, notamment sur la façade atlantique.

- Mais il n’y a pas que les horaires qui vont changer !

La désorganisation du système ferroviaire (SNCF/RFF) provoquée par la réforme de 1997 n’a pas réglé la question du financement.
le Gouvernement, RFF et la SNCF se sont acharnés, contre une partie des régions, contre l’avis des organisations syndicales, à quasi généraliser dès 2012 le cadencement en région, alors même que les investissements sur le réseau ne sont pas réalisés, que sa fiabilité et sa disponibilité limitent ses capacités.

Cette décision hâtive dictée par Fillon et Sarkozy s’inscrit dans la volonté gouvernementale d’aller rapidement vers une expérimentation de la concurrence dans les TER. Le cadencement vise à simplifier le système ferroviaire pour faciliter l’ouverture à la concurrence et augmenter la rentabilité financière sur le dos des usagers.
Il n’existe pas d’exemple où l’ouverture à la concurrence d’un service public (Poste, France Telecom, gaz, électricité…) ait bénéficié aux usagers en termes de service rendu et de prix !

- Qu’est-ce que cela va changer pour vous ?

Cela va se traduire de différentes manières : allongement de la durée des parcours, disparition de correspondances, suppressions de trains voire modifications d’horaires qui ne correspondent plus aux besoins de la population.

Que vous soyez lycéen, étudiant ou salarié, une modification d’horaire, ne serait-ce que de quelques minutes, peut chambouler totalement l’organisation de vos déplacements. Mais pour certains, le train n’offrira même plus de solutions adaptées à leur rythme de vie sociale et professionnelle, occasionnant une rupture sans précédents dans leur vie quotidienne et les obligeant à se reporter sur un autre mode de transport moins rapide, plus polluant, plus cher.

Ce changement de service va également accompagner la politique de déshumanisation des gares de la SNCF, par la fermeture des guichets, la limitation des plages d’ouverture des gares, voire leur fermeture, et en général la baisse généralisée de l’offre en gare.

En île de France, ce sont 600 emplois qui sont menacés par la mise en œuvre principalement sur 2012 d’une disposition de la convention entre le STIF et la SNCF (Annexe B8) pour adapter le niveau de service des gares à leur fréquentation, simplement par mesure d’économies.

- Qu’est-ce que l’on peut changer ensemble ?

Les associations de cheminots s’inquiètent des conséquences de ce SA 2012 sur leur charge de travail, mais aussi sur les moyens et les conditions de réalisation de ce changement de service.
la SNCF, RFF et le Gouvernement cherchent à détourner leurs responsabilités sur d’autres acteurs, si d’aventure ce changement de service se passait mal ; notamment les organisations syndicales.

la grande concertation promise dans l’entreprise avec les organisations syndicales tourne toujours au ralenti, malgré les appels de la CGT à négocier à partir des revendications locales. Il peut y avoir une tentative de la SNCF de jouer la carte « grève » lors du changement de service du 11 décembre, là aussi pour masquer ses responsabilités.

Partout où cela sera possible et pour faire avancer nos intérêts communs, la CGT et ses syndicats se rapprocheront des associations d’usagers. Cheminots, usagers, chacun avec nos prérogatives nous pouvons agir.
http://eldiablo.over-blog.org/article-sncf-11-decembre-2011-il-n-y-a-pas-que-vos-horaires-de-train-qui-vont-changer-91913189.html

Premier train privé dimanche entre Paris et Venise

Un premier train de voyageurs privé devait circuler dimanche 11 décembre entre Paris et Venise, concrétisant l'ouverture en France du réseau ferroviaire à la concurrence pour le transport de voyageurs sur les lignes internationales, en vigueur depuis deux ans en Europe.
Thello, une coentreprise de l'italien Trenitalia et du français Veolia Transdev, est le premier opérateur privé à défier la Société nationale des chemins de fer (SNCF) avec des trains de nuit de Paris vers l'Italie, via Dijon.

Thello est présent sur le marché français avec une quarantaine de voitures louées à Trenitalia et des locomotives louées à Alkiem, une filiale de la SNCF. Il espère atteindre le chiffre de 250.000 voyageurs par an et un taux remplissage autour de 80%.
Les trains desserviront Dijon, Milan, Brescia, Vérone, Vicenza, Padoue et Venise.

Effective depuis 2006 dans le fret, l'ouverture du réseau ferroviaire français à la concurrence pour le transport de voyageurs date de 2009 sur les lignes internationales.
www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/09/premier-train-prive-dimanche-entre-paris-et-venise_1616126_3234.html
www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/24-Heures/Le-premier-train-prive-de-voyageurs-a-quitte-Paris-pour-Venise


L'État saigne la SNCF

L'État vient de demander à la SNCF son dividende pour l'exercice 2008. Dividende dont il a fixé le montant à plus de 183 millions d'euros*.
Alors qu'en 2007 la SNCF donnait un dividende de 131 millions d'euros pour un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en 2008 le bénéfice net a été deux fois moins important (soit 575 millions d'euros).

En réclamant un dividende disproportionné, l'État met en péril une entreprise publique qui lui appartient. D'autant qu'en cette période de crise, le Fret SNCF a perdu depuis le début d'année 25% de son chiffre d'affaire, et que la partie voyageur est aussi en baisse. La SNCF aurait donc, au contraire, besoin de ces millions d'euros pour des investissements en vue de 2010.

Au 1er janvier 2010 le service voyageur va être ouvert au privé, après l'ouverture en 2003 du Fret au privé. Ouverture dont on a pu voir les conséquences récemment.
20 mai 2009
http://anti-sarkomania.over-blog.com/article-31666964.html


*Le document officiel téléchargeable ici (format pdf) :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/58/05/88/dividende.pdf

Plus
http://sarko-verdose.bbactif.com/t310-il-etait-une-fois-la-cdc-confrerie-de-delinquants-en-col-blanc
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 13 Déc - 17:33


Ces concurrents de la SNCF qui misent sur le voyage de nuit

Alors que le premier concurrent de la SNCF a lancé son Paris-Venise, la gare de l'Est doit accueillir le 13 décembre au soir en grande pompe, les premiers passagers du train Moscou-Paris. À bord, la compagnie Russian Railways mise sur des prestations haut de gamme.

Il était 8h51 ce lundi 12 décembre lorsque la première voiture du train Moscou-Paris (via Berlin) a quitté la capitale russe. Prévue 39 heures plus tard, l’arrivée des 173 passagers gare de l’Est suscite déjà l’enthousiasme de la compagnie Russian Railways (RZD) qui se réjouit d’envoyer un fleuron de l'industrie ferroviaire russe sur les lignes françaises. "Vous allez voir, il est magnifique", annonce à Challenges le responsable presse de la compagnie privatisée en octobre 2010.
www.challenges.fr/economie/20111212.CHA8149/ces-concurrents-de-la-sncf-qui-misent-sur-le-voyage-de-nuit.html


Retour sur le vote de la directive “espace ferroviaire unique européen”

Le 16 novembre 2011, le Parlement européen a donné un coup d'accélérateur à la libéralisation du transport ferroviaire en votant la refonte en une seule directive des trois textes européens du premier « paquet » ferroviaire.

Décryptage
Plutôt que de le faire par le biais de missions de service public (en définissant le service, le trajet et la fréquence avant de déléguer), on ouvre à terme tout le réseau à la concurrence avec un risque fondamental : la mise en danger des « financements croisés », qui permettent de compenser le manque de rentabilité des lignes de dessertes locales favorisant la cohésion territoriale par les lignes les plus rentables.

En se plaçant sur les segments les plus rentables la concurrence remet en cause le financement du service public. Pire encore, les conditions avantageuses d’entrée que lui ménagent la Commission et le Parlement (à voir ensuite pour le Conseil), bousculent toute une organisation, tout un savoir-faire développé par des décennies de culture ferroviaire au sein d’une entreprise publique. L’accès forcé aux infrastructures d’entretien qu’on ménage à la concurrence en est le meilleur exemple.
[...]
http://patricklehyaricpe.wordpress.com/2011/12/09/retour-sur-le-vote-de-la-directive-espace-ferroviaire-unique-europeen/

« Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand Restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore ! » Nicolas Sarkozy en février 2007 à la Réunion

Vladimir Poutine serait l'homme le plus riche d'Europe
www.lemonde.fr/europe/article/2007/12/21/vladimir-poutine-serait-l-homme-le-plus-riche-d-europe_992175_3214.html
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MessageSujet: Re: SERVICE [encore] PUBLIC   Mar 3 Avr - 6:27


Barrages hydroélectriques : une privatisation à risques ?

Ouverture à la concurrence oblige, l’exploitation des barrages hydroélectriques va être privatisée. Un premier appel d’offres sur une cinquantaine de barrages sera lancé après les élections. Cahier des charges flou, tentation de spéculer sur la production d’électricité, gestion des cours d’eau privatisée, incertitudes sur le statut des salariés, questions autour de l’entretien et de la sécurité des ouvrages… Les conséquences de cette privatisation rampante pourraient être lourdes. Enquête.
www.bastamag.net/article2246.html
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